Super Tuesday: le Mardi Gras des primaires


Le SuperTuesday, c’est mardi. Les républicains doivent choisir leur candidat dans 10 Etats. Dans le onzième, le Wyoming, les caucus se termineront officiellement mardi, mais les résultats sont déjà connus. Mitt Romney l’emporte. (La carte montre les Etats concernés et le nombre de délégués en jeu). Sur la foi de différents sondages, Rick Santorum pourrait gagner l’Oklahoma et le Tennessee. Le North Dakota est incertain. Vermont, Massachusetts, Virginie et l’Alaska devraient choisir Mitt Romney. L’Etat qui met en jeu le plus de délégués mardi est la Géorgie, l’Etat de Newt Gingrich, qui devrait l’emporter. Ron Paul aurait fondé quelque espoir pour empocher sa première victoire en Idaho. Enfin, reste le cas de l’Ohio. Un temps, Rick Santorum pouvait carresser l’espoir d’une victoire. Mais depuis, les soutiens de Mitt Romney ont littéralement arrosé cet Etat, stratégique lors des primaires comme il le sera aussi lors de l’élection générale: des millions ont été dépensés en quelques jours en publicité anti-Santorum.

Convention ouverte peu probable

Après les caucus d’Iowa et les primaires du New Hampshire, il est apparu qu’aucun candidat ne se dégageant clairement de la mêlée républicaine, l’incertitude durerait jusqu’au Super Mardi. Puis, elle devait durer jusqu’au printemps (et les votes à New York et en Californie). Une stratégie en partie souhaitée par le parti républicain qui a repoussé l’élection dans des grands Etats pour faire durer le suspens, à la manière des démocrates en 2008: il est en effet apparu à l’époque que le processus très long qui s’est joué finalement entre Hillary Clinton et Barack Obama avait permis de faire durer la récolte de fond, et gonflé les caisses de campagne, tout en permettant d’affiner la stratégie pour l’élection générale.

La longueur de ces primaires n’est sans doutes pas complètement inattendue pour l’appareil républicain, mais elle laisse le champs libre aux spéculations, parmi lesquelles celles de voir un « chevalier blanc » faire acte de candidature pour pallier à la faiblesse des candidats en lice. Il est aussi mathématiquement possible qu’aucun candidat n’obtienne les 1144 délégués nécessaires pour emporter la nomination à la convention républicaine de Tampa. Mais la perspective d’une bagarre publique entre républicains lors d’une brokered convention est peu probable selon cette analyse de CNN. En effet, choisir comme nominé celui qui a perdu la dernière nomination (Mitt Romney avait perdu contre John McCain en 2008) est tout sauf exceptionnel: Nixon, Reagan et Bush père ont été nominé à leur seconde candidature. Mais surtout, comme l’auteur de CNN le soutien, il est probable que le parti préfère faciliter un deal entre candidats avant la convention plutôt que d’affaiblir le nominé en le forçant à une victoire trop disputée.

Carte créée avec la carte blanche des Etats-Unis en CC sur wikipedia, et les données disponibles samedi dans la page Politics du New York Times

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