Mitt Romney rate la bifurcation vers le sud. Newt Gingrich aussi


Rick Santorum par Gage SkidmoreGagner dans les deux Etats du sud en jeu le 13 mars aurait permis à l’ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney de prendre un avantage décisif dans la course à la nomination républicaine. Un exploit qui aurait pu s’expliquer par l’énorme supériorité financière de ses soutiens, qui ont intensément fait campagne à Dixie.

Très disputés, le Mississippi et l’Alabama sont revenus pourtant à Rick Santorum, qui a la faveur des socio-conservateurs. Il avait déjà remporté sept Etats, mettant samedi dernier le Kansas à son tableau de chasse.

Newt Gingrich, qui carressait beaucoup d’espoirs ce soir, ses deux seules victoires étant dans le Sud (Georgie et Caroline du Sud), rate l’occasion de se relancer.

Rick Santorum peut encore gêner Mitt Romney, mais toutes les victoires qu’il a engrangé se sont faites dans les régions rurales d’Etats traditionnellement conservateurs. Mitt Romney a remporté le vote dans pratiquement tous les comtés urbains, même dans les Etats qu’il a perdu. Rick Santorum pourrait encore remporter l’Illinois dans une semaine, car il s’y trouve pour l’instant au coude à coude avec Mitt Romney. Il bénéficie aussi d’une bonne avance au Missouri qui vote le 17 mars.

Les sondages de sortie des urnes donnent lors de ces primaires des résultats anticipés par rapport au dépouillement, bien sûr. Mais ils sont aussi l’occasion pour les sondeurs et les médias d’analyser les raisons données par les votants pour expliquer leur choix. Des questions et des réponses que les médias européens prendraient peut-être avec des pincettes. Ici, CNN les diffuse même avant la clôture du vote: il y a des indicateurs sociologiques, comme le pourcentage de femmes, le niveau de formation, etc. Mais aussi un choix de raisons données pour le vote. Les votants répondant essentiellement qu’ils choisissent leur candidat selon la capacité à battre Barack Obama lors de l’élection générale. Ceux qui tiennent ce raisonnement votent majoritairement Romney. Cependant, selon le New York Times, à la question de savoir lequel des candidats comprend mieux leurs préoccupations, ils répondent majoritairement Santorum ou Gingrich.

Si on n’a pas d’idées, il reste toujours le pétrole

Pendant ce temps, Barack Obama n’est pas au bout de ses peines. Sa propre équipe de campagne vient d’arroser le pays d’e-mails pour l’annoncer perdant contre Romney dans un récent sondage, enjoignant les troupes à rester mobilisées (et surtout à mettre la main à la poche). De fait, malgré une situation économique qui semble s’améliorer, la hausse des prix du carburant, montée en mayonnaise toute la semaine par les stratèges républicains, pourrait rendre la tâche du Président un peu plus difficile. Ce à quoi tous les commentateurs ne croient cependant pas.

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