Mitt Romney, à l’usure.


Rien ne semble plus pouvoir arrêter la course, pourtant pas très folle, de Mitt Romney vers la nomination républicaine. Les chiffres de Nate Silver, les soutiens qui se multiplient comme ceux de Jeb Bush ou de Marco Rubio dans l’Etat clé de Floride: après sa victoire dans deux Etats (Maryland et Wysconsin) et la capitale début avril, les affaires de Mitt Romney s’arrangent. Même celui qui affirmait encore il y a peu « Il n’y a aucun doute que je serai le candidat républicain désigné », a pratiquement concédé la défaite: Newt Gingrich, désormais, tire des plans pour que la droite soit entendue lors de la Convention, en août, à Tampa.
Une ambition légèrement plus modeste, donc. Quant à Rick Santorum, il serait sur le point de rendre les armes, alors que la prochaine échéance risque de lui être cruelle: le 24 avril, les républicains voteront notamment à New York (95 délégués), où il n’a aucune chance, et en Pennsylvanie, le propre Etat de Rick Santorum où il est pourtant donné perdant.

Du coup, les spéculations pour la veepstake, la course pour la vice-présidence, peuvent reprendre (le point de Politico). Mais elles sont grosso-modo les mêmes qu’on pouvait faire il y a deux mois: quelques républicains préssentis pour la course à la présidence sont bien placés; le parti recherche la perle rare qui pourrait rallier les conservateurs, les hispaniques, les noirs, les femmes ou au moins certains de ces groupes dans lesquels Mitt Romney ou n’importe quel autre nominé accuserait un retard « naturel » face à Barack Obama. Parmi ceux dont la quote augmente ces derniers jours, le sénateur d’Ohio Rob Portman.

Photo: loé – Le motel Romney, sur la route 66 à Seligman, Arizona, fin mars. Rien à voir, mais ça m’a fait rire. 
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