Discours de Barack Obama à Columbus, Ohio


Samedi 5 mai, Barack Obama a officiellement entamé la campagne pour sa réelection à Columbus, Ohio.  Voici la traduction de son discours, basée sur la transcription qu’en donne le Los Angeles Times.

Ohio ! Il ya quatre ans, toi et moi avons commencé un voyage ensemble.

Je n’ai pas couru, et tu ne m’as pas suivi, juste pour gagner une élection. Nous sommes venus reconquérir ce qui a permis l’avènement de la plus grande classe moyenne de la nation la plus prospère de la planète.

Nous sommes réunis parce que nous croyons qu’en Amérique, le succès ne doit pas être déterminée par les circonstances de la naissance. Ceux qui travaillent dur doivent avoir la possibilité de trouver un travail. Ceux qui prennent leurs responsabilités doivent être en mesure de posséder leur propre maison, lancer une entreprise, donner à leurs enfants la chance de faire encore mieux, quel que soit leur origine ou leur nom de famille.

Nous pensons que le marché libre est une des plus grandes forces de progrès; que les entreprises sont le moteur de la croissance ; que la prise de risques et l’innovations doivent être récompensés. Mais nous croyons aussi que le marché libre n’a jamais été un permis pour faire n’importe quoi à n’importe quel prix ; que, malgré notre esprit d’entreprise et notre individualisme farouche, l’Amérique ne prospère que lorsque nous faisons face à nos obligations envers les uns les autres et envers les générations futures.

Nous avons unis nos forces en 2008 parce que notre pays s’était éloigné de ces valeurs fondamentales. Un excédent record a été gaspillé dans des allègements fiscaux pour des personnes qui n’en avaient pas besoin et qui n’en demandaient pas. Deux guerres ont été menées à crédit. Les spéculateurs de Wall Street on fait d’énormes profit en pariant avec l’argent des autres. Des industries ont déserté nos côtes. Un nombre de plus en plus réduit d’Américains s’en sortent de mieux en mieux alors que la majorité est aux prises avec la baisse des revenus, la hausse des coûts, et la création d’emploi la plus lente en un demi-siècle.

C’est un château de cartes qui s’est effondré dans la crise la plus destructrice depuis la Grande Dépression. Au cours des six derniers mois de 2008, alors même que nous faisions campagne, près de trois millions de nos voisins ont perdu leur emploi. Plus de 800.000 autres l’ont perdu durant le mois où j’ai pris mes fonctions.

C’était dur, mais laisse moi te le dire, Ohio, le Peuple américain est plus dur ! Partout dans le pays, les gens ont mis les mains à la pâte. Certains se sont perfectionnés. D’autres sont retournés à l’école. De petits patrons ont freiné leurs dépenses pour tout faire afin de garder leurs employés. Il y a eu des coups durs et des déceptions, mais on n’a pas abandonné. Nous n’abandonnerons pas. Ensemble, nous nous battrons pour nous relever.

«Quand certains ont voulu laisser Detroit faire faillite, nous avons parié sur les travailleurs américains et l’ingéniosité des entreprises américaines. Et aujourd’hui, notre industrie automobile est à nouveau sur pieds. Les fabricants ont recommencé à investir, permettant une croissance nette des emplois. Ce retour aux sources a permi un bond des exportations. Plus de quatre millions d’emplois ont été créés les deux dernières années, dont un million dans les six derniers mois. Doit-on s’en satisfaire?  »

Le public: « Non! »

Bien sûr que non ! Trop de gens parmi nos amis et nos familles cherchent encore du travail. Le marché du logement est toujours faible, les déficits sont encore trop élevés, et les Etats licencient encore des enseignants, des pompiers et des policiers. Cette crise a mis des années pour se développer, et l’économie est encore soumise à des vents contraires.

Il faudra encore bien des efforts, les vôtres comme les miens, pour que l’économie se remette complètement. Nous le savons.
Mais nous faisons des progrès. Et maintenant nous devons choisir. Nous devons choisir, Ohio !

Ces dernières années, les républicains qui dirigent le congrès ont insisté pour revenir aux politiques qui ont créé ce gâchis…

Le public: « Booo ! »

Mais pour paraphraser mon ami Bill Clinton, leur ordre du jour est gonflé aux stéroïdes (Bill Clinton a décrit Mitt Romney comme un «Georges Bush sous stéroïdes», ndt) Cette fois, ils veulent encore plus de réductions d’impôt pour les Américains les plus riches ; cette fois, ils veulent encore plus de coupes dans l’éducation et l’assurance-maladie, la recherche et la technologie.

Cette fois, ils veulent donner aux banques et aux compagnies d’assurance encore plus de liberté. Mainteant, après une primaire aussi longue qu’inspirée, ils ont trouvé un candidat prêt à faire sien cet agenda, s’il en a la chance un jour.

Ohio, laisse-moi te dire que nous ne pouvons pas lui laisser cette chance. Pas maintenant ! L’enjeu est trop important. Ce n’est pas juste une élection de plus : c’est un point de non retour pour la classe moyenne. Nous avons fait trop d’efforts pour renoncer maintenant !

Le public : « Four more years, four more years ! »

Nous sommes allés trop loin pour abandonner le changement pour lequel nous nous sommes battus. Nous devons aller de l’avant, vers l’avenir que nous avions imaginé en 2008, dans lequel chacun obtient sa part et joue selon les mêmes règles. C’est ça, l’enjeux de cette élection, et c’est ce pourquoi je solicite un second mandat en tant que président des États-Unis.

Le gouverneur Romney est un patriote qui a fondé une merveilleuse famille, et il a de quoi être fier. Il a été aux commandes d’une grande entreprise financière et dirigé un Etat. Mais je pense qu’il en a tiré les mauvaises leçons. Il croit sincèrement que quand les PDG et les riches investisseurs comme ont de gros revenus, le reste d’entre nous en prosperera d’autant plus.

Quand une femme dans l’Iowa a fait part de ses difficultés financières, il a répondu avec la théorie économique, il lui a dit : « Notre productivité est fonction de nos revenus ». Eh bien, permettez-moi de vous dire quelque chose : le problème avec notre économie n’est pas que le peuple américain ne soit pas assez productif. Vous avez travaillé plus que jamais. Le défi auquel nous sommes confrontés en ce moment, le défi auquel nous faisons face depuis plus d’une décennie, c’est que travailler plus n’a pas conduit à des revenus plus élevés ; c’est que de plus grands revenus n’ont pas conduit à de meilleurs emplois.

«Le gouverneur Romney ne semble pas comprendre que maximiser les profits par tous les moyens, que ce soit par des licenciements, la sous-traitance, l’évasion fiscale ou les mesures anti-syndicales pourrait ne pas être toujours bon pour l’Américain moyen ou pour l’économie américaine.

Sinon, pourquoi voudrait-il dépenser des milliards en réductions d’impôts pour les Américains les plus riches? Sinon, pourquoi aurait-il proposé une réduction de ses propres impôts tout en les élevant pour 18 millions de familles qui travaillent? Sinon, pourquoi voudrait-il réduire les investissements qui ont toujours contribué à la croissance de l’économie, mais dans le même temps, cesser de réglementer le comportement irresponsable de Wall Street qui a plongé l’économie dans la crise ?

D’une certaine façon, lui et ses amis du Congrès pensent que les mêmes mauvaises idées mèneront à un résultat différent. Ou alors, ils espèrent juste que vous ne vous souveniez pas de ce qui s’est passé la dernière fois qu’on a fait ce qu’ils voulaient.

Eh bien je suis en Ohio pour dire que nous étions là, que nous nous souvenons, et que nous n’allons pas revenir en arrière. Nous poussons le pays en avant !

Nous voulons que les entreprises réussissent. Nous voulons que les entrepreneurs et les investisseurs soient récompensés quand ils prennent des risques, quand ils créent des emplois et font croître notre économie. Mais la vraie mesure de notre prospérité n’est pas juste le décompte de résultats trimestriels. Peu importe de combien de manières vous essayez de l’expliquer : les entreprises ne sont pas des personnes !

Nous ne mesurons pas notre prospérité par notre PIB ou le nombre de milliardaires que nous produisons, mais par le fait qu’une famille ordinaire puisse aller aussi loin que ses rêves et son travail peuvent l’emmener.
Et nous comprenons que dans ce pays, les gens réussissent quand ils ont une chance d’obtenir une éducation décente et d’acquérir de nouvelles compétences ; et d’ailleurs, c’est aussi ce fait le succès des entreprises qu’ils créent ou qui les embauchent.

«Nous savons que notre économie croît quand on soutient la recherche médicales et les nouvelles technologies qui permettent d’obtenir un médicament qui sauve des vies ou la dernière application Internet.

«Nous savons que notre pays est plus fort quand nous pouvons compter sur une assurance maladie abordable et sur la sécurité sociale ; quand nous protégeons nos enfants contre la pollution et les déchets toxiques ; quand il ya des règles pour s’assurer que nous ne sommes pas abusés par les compagnies de cartes de crédits et les prêts immobiliers. Nous savons que ces règles ne sont pas seulement bonne pour les personnes âgées, les enfants ou les consommateurs. Elles sont bonnes pour les affaires et permettent que le marché fonctionne.

Nous n’attendons pas d’un gouvernement qu’il résolve tous nos problèmes, et il ne devrait pas essayer. J’ai appris de ma mère qu’aucune politique éducative ne peut prendre la place de l’amour d’un parent. Comme un jeune homme, j’ai travaillé avec un groupe d’églises catholiques qui m’ont enseigné qu’il n’existe aucun programme contre la pauvreté qui puisse faire autant de différence que la gentillesse et l’engagement d’une âme bienveillante. Toute réglementation n’est pas intelligente. Chaque dollars d’impôt n’est pas dépensé à bon escient. Une personne ne peut être aidée si elle refuse de s’aider elle-même.

Mais ce n’est pas une excuse pour dire à la grande majorité des Américains qui travaillent dur, « Vous êtes tout seuls » ; Pour leur dire qu’à moins qu’ils aient des parents pour payer, ils ne pourront aller à l’Université. Pour leur dire que même s’ils payent leurs primes tous les mois, une assurance a le droit de les laisser tomber au moment où ils en ont le plus besoin.

Ce n’est pas comme ça que nous avons construit l’Amérique. Ce n’est pas ce que nous sommes. Nous avons construit ce pays ensemble.

Nous avons construit le chemin de fer et les autoroutes, le Hoover Dam et le Golden Gate. Nous avons envoyé la génération de mon grand-père à l’Université grâce au GI Bill. Nous avons institué un salaire minimum et la sécurité des travailleurs ; nous avons mis le pied sur la lune, décrypté le mystère de l’atome, nous avons connecté le monde grâce à notre science et notre imagination. Nous avons fait ces choses ensemble, non pas parce qu’elles bénéficiaient à un individu ou un groupe particulier, mais parce qu’ils nous ont tous enrichis par les possibilités qu’elles ont créé. Parce qu’elles nous ont fait avancer ensemble, comme un seul peuple, comme une seule nation.

C’est ça, la vraie leçon de notre passé. C’est une bonne vision de notre avenir. Et c’est pourquoi je suis candidat à la présidence.

Je suis candidat pour m’assurer que d’ici la fin de la décennie, plus d’Américains détiennent un diplôme que dans n’importe quel autre pays. Je veux aider nos écoles à embaucher et récompenser les meilleurs enseignants, en particulier en mathématiques et en sciences. Je veux donner à deux millions d’Américains de plus la chance de suivre une formation professionnelle pour acquérir les compétences dont les entreprises ont besoin. Au 21e siècle, l’enseignement supérieur ne peut pas être un luxe, c’est un impératif économique que chaque américain doit pouvoir se permettre. C’est l’enjeu de cette élection. C’est ce pourquoi je suis candidat à la présidence.

Je suis candidat pour m’assurer que la prochaine génération d’industries de pointe prenne racine dans des endroits comme Columbus, Cleveland, Pittsburgh et Richmond. Je veux arrêter de récompenser les entreprises qui délocalisent les emplois et les profits outre-mer, et commencer à récompenser celles qui créent des emplois ici.

Je suis candidat pour que nous puissions continuer à avancer vers un avenir où nous contrôlons notre propre énergie. Notre dépendance au pétrole étranger est à son point le plus bas en 16 ans. Vers le milieu de la prochaine décennie, nos voitures parcoureront en moyenne près de 55 miles par gallon. Des milliers d’Américains ont un emploi, en ce moment, parce que la production de l’énergie renouvelable dans ce pays a presque doublé en trois ans seulement.

Alors maintenant, n’est pas le moment de réduire ces investissements pour payer un autre cadeau de 4 milliards de dollars aux compagnies pétrolières. Il est temps de cesser de subventionner un secteur qui a rarement été plus profitable. Nous devons redoubler l’effort en faveur des énergies propres qui n’ont jamais été autant prometteuses, pour notre économie, notre sécurité et la sécurité de notre planète.
Pour la première fois depuis neuf ans, il n’y a plus de combattant américain en Irak. Osama Ben Laden n’est plus une menace pour ce pays. Al Quaida est sur la voie de la défaite, et d’ici 2014, la guerre en Afghanistan sera finie. L’Amérique est plus en sécurité, et plus respectée grâce au courage et à l’abnégation des Forces Armées. Tant que je serai le commandant en chef, le pays se préoccupera de ses vétérans aussi bien qu’ils nous ont servi, parce que ceux qui ont servi leur pays ne devraient pas avoir à se battre pour un toit ou un travail une fois rentré au pays. Mon adversaire qualifie de tragique la fin de la guerre en Irak et ne veut pas d’un calendrier de retrait pour l’Afghanistan.

Moi, j’en ai un, et j’ai bien l’intention de le respecter. Après une décennie de guerre qui nous a coûté des milliers de vies et plus d’un billion de dollars, la nation que nous devons reconstruire, c’est la nôtre. Je vais utiliser la moitié de ce qui ne sera plus dépensé en Afghanistan pour réduire notre déficit et l’autre moitié pour réparer nos routes et nos ponts, nos pistes et nos réseaux sans fil.
Je suis candidat pour rembourser notre dette d’une manière qui soit équilibrée et responsable. Après avoir hérité d’un déficit de 1 billion de dollars, j’ai signé 2 billions de dollars de réductions de dépenses dans la loi. Et maintenant, je veux finir le travail en rationalisant le gouvernement et mettre fin au gaspillage, ainsi que réformer le système des impôts pour qu’il soit plus simple et plus équitable, et demander aux plus riches de payer un peu plus.
Mon adversaire ne dit pas comment il pense financer son nouveau cadeau fiscal de 5 trillions de dollars. Une réduction d’impôt qui offrira en moyenne 250 000 dollars à chaque millionnaire dans ce pays.

Mais nous savons que cette réduction d’impôt sera soit transmise à nos enfants, soit payé par tout un tas d’Américains ordinaires. Et je refuse de laisser cela se produire à nouveau.

Je refuse de payer une réduction d’impôt pour un autre millionnaire en éliminant les projets de recherche médicale dans des domaines comme le cancer et la maladie d’Alzheimer. Je refuse de payer une autre réduction d’impôt en boutant les enfants hors des programmes Head Start; Ou en demandant aux étudiants de payer plus pour l’Université, ou éliminant l’assurance-maladie pour des millions d’Américains pauvres et les personnes âgées et handicapées.

Tant que je serai président des États-Unis, je ne permettrai jamais de transformer l’assurance maladie en bon de réduction, ce qui mettrait fin à la réforme, comme nous le savons. Nous ne reviendrons pas à l’époque où nos concitoyens ont passé leurs meilleures années à la merci des compagnies d’assurances privées.
Nous allons réformer l’assurance-maladie – pas en reportant le coût des soins sur les personnes âgées, mais en réduisant les dépenses qui n’améliorent pas la santé des gens.

Nous ne pouvons pas nous permettre de passer les quatre prochaines années à reculer. L’Amérique n’a pas besoin de rejouer les batailles que nous venons de gagner. Sur la réforme de la santé, voilà ce dont je suis sûr : permettre 2,5 millions de jeunes à rester sur l’assurance de leurs parents, c’était la chose à faire. Limiter les coûts des médicaments d’ordonnance pour les personnes âgées, c’était la chose à faire, je ne reviendrai pas à l’époque où les compagnies d’assurance avaient un pouvoir illimité d’annuler un contrat, de vous refuser la couverture, ou de faire payer différemment les hommes et les femmes. Nous ne reviendrons pas à cette époque, nous allons de l’avant.

« Nous n’avons pas besoin d’un autre combat politique qui vise à limiter le libre choix des femmes ou à mettre fin au planning familial, ou limiter le remboursement de la contraception. Je veux que les femmes puissent avoir le contrôle de leur propre santé, tout comme je veux que mes filles aient les mêmes possibilités que vos fils.
Nous ne reviendront pas au temps ou vous pouviez être expulsé de l’armée juste à cause de ce que vous êtes ou de qui vous aimez. Ce serait mauvais pour notre sécurité nationale, et ce serait une trahison de nos valeurs.

Cela devrait être la dernière élection où plusieurs millions de dollars de dons ont plus de poids que les voix des citoyens ordinaires. Nous avons besoin de davantage de contrôles sur les lobbyistes et les intérêts particuliers, pas moins.

« Nous n’allons pas éliminer l’EPA (Agence pour la protection de l’environnement, ndt). Nous n’allons pas faire reculer les droits de négociation pour lesquels des générations de travailleurs se sont battus. Il est temps de cesser de refuser la citoyenneté à des jeunes simplement parce qu’ils sont les enfants d’immigrés sans-papiers. Ce pays est au mieux lorsque nous savons tirer profit du talent de chacun ; quand chacun est écouté ; quand nous nous rassemblons comme un famille, luttant pour le même rêve. C’est ce pourquoi nous nous battons : Une Amérique audacieuse, compétitive, généreuse, où chacun peut faire de sa vie ce qu’il veut. C’est ce que le monde entier nous envie. C’est ce qui fait notre grandeur. C’est pourquoi je suis à nouveau candidat à la présidence des États-Unis.  »

Et c’est pourquoi j’ai besoin de votre aide. Cette élection sera encore plus serrée que la dernière. Un grand nombre de nos amis, un grand nombre de nos voisins sont encore en difficulté à cause de la crise. Les gens se demandent pourquoi ils n’ont pas été en mesure d’obtenir un des emplois créés, pourquoi leur foyer est encore sous l’eau, pourquoi leur famille n’a pas encore vu arriver la reprise.
L’adversaire ne pourra pas répondre à ces questions. Il ne pourra pas offrir d’alternative. Mais il va dépenser plus d’argent que jamais en publicité négative à la télé, à la radio, par courrier et sur Internet. Il exploitera les frustrations des gens à des fins politiques. Maintes et maintes fois, il dira que l’Amérique est en déclin, vous dira qui blâmer et vous demandera si vous êtes mieux qu’avant la pire crise notre temps.
Mais vous savez quoi? La question qui va véritablement faire une différence dans votre vie et dans la vie de vos enfants n’est pas celle de savoir si vous allez bien aujourd’hui, mais c’est de savoir comment vous irez à l’avenir.
Irons-nous mieux si plus d’Américains obtiennent une meilleure éducation? C’est la question. Irons-nous mieux si nous dépendons moins du pétrole étranger et plus de notre propre ingéniosité? C’est ça la question. Irons nous mieux si nous commençons à faire du « Nation Building » ici, chez nous ? Irons-nous mieux si nous réduisons notre déficit sans dénaturer ce dont nous avons le besoin pour retrouver la croissance? Regardons 4 ans, 10 ans ou 20 ans en arrière : n’irons nous pas mieux si nous avons le courage de continuer à avancer?
C’est ça l’enjeu de cette élection, et le résultat dépend de vous. Bien sûr, nous devrons composer avec des annonces encore plus négatives, avec encore plus de cynisme, de méchanceté et de bêtise ordinaire. Ce sera encore pire que lors de la dernière campagne.

« Mais s’il ya une chose que nous avons apprise en 2008, c’est que rien n’est plus puissant que des millions de voix appelant au changement. Quand un nombre suffisant d’entre vous frappent aux portes, quand vous prenez vos téléphones, quand vous parlez à vos amis, lorsque vous décidez que le temps du changement est venu, devinez quoi? Le changement se produit. Le changement vient de l’Amérique.

C’est cet état d’esprit dont nous avons à nouveau besoin. Si on vous demande de quoi parle cette campagne, dites-leur qu’il est à nouveau question d’espoir. Qu’il est à nouveau question de changement. Dites-leur que qu’il est toujours question de gens ordinaires qui croient que face à de grands défis, on peut toujours faire la différence.
Je crois toujours que nous ne sommes pas aussi divisés que ne le pensent les politiques. Je crois toujours que nous avons plus en commun que ce que disent les experts. Que nous ne sommes pas avant tout démocrates ou républicains, mais Américains. Je crois toujours en vous, et je vous demande de continuer à croire en moi. Je vous ai dit en 2008 que je n’étais pas l’homme parfait, et je ne serais jamais un président parfait. Mais j’ai promis que je dirais ce que je pensais et où je me situerais. Et que je me réveillerais tous les jours pour me battre aussi dur que je peux.

J’ai tenu cette promesse, et je la tiendrai aussi longtemps que j’aurai l’honneur d’être votre président. Donc, si vous êtes prêt à vous battre avec moi, si vous êtes prêt à travailler encore plus dur pour la réellection que vous ne l’avez fait lors de la dernière élection, je peux vous garantir que notre pays va avancer.

« Nous allons terminer ce que nous avons commencé. Et nous allons rappeler au monde, une fois de plus, pourquoi les Etats-Unis d’Amérique sont la plus grande nation sur terre.

« Merci, que Dieu vous bénisse. Et que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique. »

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