Mitt Romney pourrait révéler le choix de sa vice-présidence cette semaine


Maïs en solde, Diet Coke sans caféine, Diet Pepsi arôme cerise, yogourt grec… Mitt Romney a fait les courses, lundi, à un mile (1,6 km) de sa maison de vacances du New Hampshire. Pourquoi le sait-on? Parce que ses faits et gestes sont désormais minutieusement décryptés: d’aucuns espèrent y trouver des indices sur la question qui agite tous les political junkies: qui présentera-t-il pour lui servir de vice-président potentiel? Rob Portman, Bobby Jindal, Kelly Ayotte, Marco Rubio, Paul Rayan, aucun de ceux-ci? L’annonce pourrait être faite cette semaine. Mitt Romney s’apprête en effet à partir pour un nouveau bus tour qui doit se terminer en Floride. Le tout-Washington a donc téléchargé son appli Mitt’s VP, sensée franchir une nouvelle étape dans la maîtrise des nouvelles technologies politiques, alors que Barack Obama avait annoncé son vice-président par SMS en 2008. Un petit jeu qui entrera dans l’histoire… si jamais un geek se mettait en tête d’écrire un livre d’histoire.

Même si les équipes de campagne cherchent à tout prix à maîtriser leur communication, en 2008, l’activité intense sur les notices wikipédia des  VP potentiels avait servi d’indice (donc cette année, le site est surveillé…). En 2004, c’est un mécano qui avait vendu la mèche, constatant que l’avion de Kerry était entrain de se voir ajouter un « Edwards » sur le fuselage.

Mitt Romney va-t-il tabler sur un allié discret au profil solide dans l’idée que le vice-président doit pouvoir le remplacer? Jouer la surprise en préférant un personnage atypique capable de changer la donne à 2 mois de l’élection? Réussir à trouver la perle rare qui allierait les deux? Pendant que le public se demande comment Mitt Romney va faire son entrée à Tampa, le 27 août, les candidats continuent une course effrénée vers l’argent. A ce jeux-là, Mitt Romney est devant depuis plusieurs mois. Il aurait récolté plus de 100 millions de dollars en juillet, tout comme il l’avait fait en juin. Lever 100 millions de dollars en un mois est une nouveauté dans les campagnes électorales: c’est Barack Obama qui avait établi ce record en 2008.

Grassroots: le peuple de l’oseille

Cette semaine, Barack Obama a donc encore une fois « alerté » ses supporters, dans l’idée que si la tendance se confirmait, « il serait le premier président en place de l’histoire récente à voir son concurrent dépenser plus d’argent dans sa campagne », ce qui n’est pas tout à fait exact.

La campagne Obama décrit l’enjeu comme étant celui de savoir si une campagne « grassroots », c’est à dire de très nombreux tout petits donneurs, peut encore supplanter, à l’heure des superpacs, les grosses fortunes individuelles qui sont le fond de caisse des campagnes républicaines. Un récent e-mail d’Obama for America souligne qu’il faut en effet plus de 188000 dons d’une moyenne de 53 dollars pour tenir tête, financièrement, à l’un des plus gros donateurs de la campagne républicaine, le magnat des casinos Sheldon Adelson, qui a promis 10 millions.

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