Discours de lancement de campagne, Manchester, 24 avril 2012

Merci Pennsylvanie, Delaware, Rhode Island, Connecticut et New York !

Merci l’Amérique ! Après 43 primaires et caucus, quelques longues journées et beaucoup de nuits courtes, je peux dire avec confiance et gratitude que vous m’avez fait un grand honneur et donné une lourde responsabilité. Ensemble, nous allons gagner le 6 novembre. Nous avons commencé cette campagne pas loin d’ici lors d’une belle journée de juin. Ça a été une aventure extraordinaire.

Les Américains sont d’éternels optimistes. Mais pendant les trois dernières années, nous avons vu l’espoir et les rêves s’évanouir dans les fausses promesses et la faiblesse du leadership. Partout où je me rends, les Américains sont fatigués, et ceux qui ont la chance d’avoir un boulot travaillent plus dur pour gagner moins.

À toutes les mères dont le cœur se brise lorsqu’elles doivent expliquer à leurs enfants pourquoi elles prennent un deuxième travail ; à tous les grands-parents qui ne peuvent pas se permettre le plein d’essence pour rendre visite à leurs petits-enfants ; à tous les parents qui n’avaient jamais imaginé devoir survivre avec des bons de repas ; à tous les petits patrons qui taillent dans leur budget pour rester ouverts encore un mois de plus ; à tous ces Américains qui veulent continuer à se battre, je n’ai pour vous qu’un seul message : tenez encore un peu. Une meilleure Amérique commence ce soir.

Ce soir, c’est le début d’une nouvelle campagne pour unir tous les Américains qui pensent qu’on peut faire mieux. Les dernières années étaient les meilleures qu’Obama ait eues à offrir, mais ce n’était pas ce que l’Amérique peut faire de mieux.

Ce soir, c’est le début de la fin pour la déception des années Obama, et le départ d’un nouveau chapitre que nous allons écrire ensemble. La campagne a déjà été longue, mais beaucoup d’Américains commencent à peine à s’intéresser au choix que le pays doit faire. Je me réjouis de passer du temps avec vous dans les prochains jours. J’aimerais savoir ce que vous avez en tête, entendre vos soucis et connaître vos familles. J’aimerais savoir ce que vous pensez pouvoir être fait pour améliorer la situation du pays, et ce que vous attendez de votre prochain président.

Je vous en dirai aussi plus à mon sujet. Je commencerai par parler de ma femme Ann, c’est ce que je fais d’habitude, et je vais probablement vous ennuyer avec des histoires sur mes enfants et petits-enfants. Je vous dirai combien j’aime ce pays, dans lequel quelqu’un comme mon père, né d’une famille pauvre et qui n’est jamais allé à l’Université, a pu poursuivre ses rêves jusqu’à diriger une grande entreprise automobile. Il n’y a que l’Amérique où l’on puisse devenir gouverneur de l’État dans lequel on a commencé par vendre de la peinture à l’arrière de sa voiture.

Je le sais, vous avez dû entendre parler du fait que j’ai réussi en affaires. La rumeur est vraie ! Mais vous ne savez peut-être pas que j’ai aidé à faire passer une entreprise d’une dizaine d’employés à des centaines. Vous ne savez peut-être pas que cette entreprise à permis à d’autres, comme Staples ou Sports Authority, une fonderie ou encore un centre de formation, de démarrer. Toutes les affaires n’ont pas marché, il y a eu de bons et de mauvais jours, mais chaque jour est une leçon. Et après 25 ans, je sais comment nous conduire de la stagnation de l’économie Obama vers une économie qui recommence à créer des emplois.

Il y a quatre ans, Barack Obama nous a éblouis, planté devant les colonnes grecques, avec ses grandes promesses d’espoir et de changement. Mais quand on est redescendu sur terre, après les fêtes et les cortèges, qu’est-ce qu’on a à montrer des trois ans de la présidence Obama ?

Est-il plus facile de boucler les fins de mois ? Est-il plus facile de vendre sa maison, ou d’en acheter une nouvelle ? Est-ce qu’on a économisé pour les retraites ? Est-ce qu’on est mieux payé ? Est-ce qu’on a plus de chances de trouver un boulot ? Est-ce qu’on paye moins à la pompe ?

Si les réponses à ces questions étaient « Oui », le Président Obama partirait en campagne sur la base de ses réalisations, de bon droit. Mais parce qu’il a échoué, il mène campagne en faisant diversion et en distordant la réalité. C’est le genre de campagne qui aurait pu marcher, en d’autres temps, ailleurs. Mais pas ici, ni maintenant. Nous ne sommes pas stupides, il est question ici de l’économie.

Les gens vont mal en Amérique. Et nous savons que le pays ne va pas dans la bonne direction.

Cette élection porte sur l’Amérique que nous voulons, et l’Amérique que nous transmettrons aux générations futures. Et sur la question du caractère de l’Amérique, le Président Obama et moi avons des visions différentes.

Le gouvernement est au centre de cette question : il distribue des rentes en empruntant ce qu’il ne peut pas gagner, en occupant une place toujours plus grande dans l’économie. Une fois que l’Obamacare aura pris son rythme de croisière, le gouvernement contrôlera la moitié de l’économie, et nous aurons effectivement cessé d’être une économie de libre entreprise.

Ce président nous met sur la voie d’une vie contrôlée par les bureaucrates, les commissions et les conseillers de l’ombre. Il nous demande d’accepter ce que Washington sait le mieux faire.

On voit bien ou ce chemin nous mène : il érode la liberté. Il tue l’esprit d’entreprise. Il coule ceux-là même qu’il est censé aider. Ceux qui nous ont promis de mieux disperser les richesses n’ont dispersé que la pauvreté. D’autres pays ont fait ce choix. Il mène tout droit vers le chômage chronique, l’explosion de la dette et la stagnation des salaires.

J’ai un projet différent pour le futur de l’Amérique. Une Amérique basée sur la liberté, dans laquelle chacun poursuit à sa façon le chemin vers le bonheur, et crée les entreprises qui emploient de plus en plus d’Américains. Tant d’entreprises ayant tant de succès, la concurrence pour rechercher des employés capables et bien formés est intense, les salaires et les revenus augmentant.

Je veux une Amérique avec une classe moyenne qui s’étend, et dont le niveau de vie augmente. Je veux des enfants qui réussissent à faire mieux que leurs parents, et dont la réussite exceptionnelle suscite l’admiration plutôt que les critiques.

Cette Amérique-là est fondamentalement équitable. Nous arrêterions de barrer l’accès des enfants des villes aux bonnes écoles de leur choix. Nous arrêterions de permettre aux politiciens de distribuer à leurs amis l’argent des contribuables. Nous cesserions d’obliger les travailleurs syndiqués à financer la campagne de politiciens qu’ils n’ont pas choisis. Nous arrêterions de payer les fonctionnaires mieux que les contribuables qu’ils sont censés servir. Et nous arrêterions de transmettre aux générations futures des dettes toujours plus grandes.

Dans l’Amérique que je veux, le caractère et les choix individuels comptent. Avoir une bonne éducation, travailler dur et vivre selon ses moyens sera valorisé et récompensé. La pauvreté sera vaincue non pas par les subventions, mais par le respect et les efforts enseignés par les parents, appris à l’école et pratiqués au travail.

C’est le mérite des générations précédentes que d’avoir entretenu l’Amérique des pères fondateurs. Une Amérique qui a produit l’économie la plus innovante, la plus productive et la plus puissante du monde.

Quand je vois les millions d’Américains sans emploi, les diplômés qui ne trouvent pas de travail, les soldats qui ne rentrent chez eux que pour retrouver la fille de l’office du chômage, ça me brise le cœur. Ce n’est pas une fatalité. C’est le résultat d’une vision faussée, et l’échec d’un leadership. Nous ne tiendrons les promesses de l’Amérique que si nous restaurons les principes de liberté et d’opportunité qui ont fait de l’Amérique la plus grande nation au monde.

Aujourd’hui, la colline qui est devant nous est un peu raide, mais nous avons toujours été bons marcheurs. Beaucoup d’Américains ont perdu la foi dans leur Président, mais ils n’ont rien abandonné pour eux-mêmes, ni pour les autres, ni pour l’Amérique.

Dans les prochains jours, rejoignez-moi pour la prochaine étape vers le 6 novembre, qui verra notre soulagement d’avoir pu tenir les promesses de l’Amérique. Les rêveurs pourront rêver un peu plus grand, les signaux de détresse pourront être balayés, et nous prendrons un nouveau départ.

Et cette fois, soyons clairs : il ne sera plus temps de s’excuser pour nos succès dans ce pays, et plus temps de s’excuser pour quoi que ce soit à l’étranger.

Il n’y a pas si longtemps, nous pouvions tous marcher la tête haute parce que nous avions un don que personne d’autre dans le monde ne possédait : nous étions Américains. Cela signifiait quelque chose de différent pour chacun, mais d’important pour tous. Nous le savions tous, et le monde le savait. Ces jours reviennent, c’est notre destinée.

Nous croyons en l’Amérique, nous croyons en nous-mêmes. Les plus beaux jours sont devant nous. Après tout, nous sommes Américains !

Que Dieu vous bénisse et bénisse l’Amérique

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